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Appendicite aiguë : reconnaître les signes et réagir vite

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Une douleur qui débute autour du nombril, migre vers le bas-ventre à droite, s’accompagne de fièvre et de nausées… L’appendicite aiguë est l’une des urgences abdominales les plus fréquentes. Bien la reconnaître permet d’éviter des complications.

L’appendicite fait partie des interventions courantes de la chirurgie viscérale et digestive, pratiquées en urgence au cabinet ADN. Le point avec le Dr Perrine Goyer, qui rappelle quand il faut consulter sans attendre.

Qu’est-ce que l’appendicite ?

L’appendice est un petit prolongement en forme de doigt de gant, situé à la jonction entre l’intestin grêle et le début du côlon, dans la partie basse et droite de l’abdomen. Lorsqu’il s’obstrue puis s’infecte, il s’enflamme : c’est l’appendicite aiguë. Non traitée, l’inflammation peut évoluer vers la perforation et une infection du ventre appelée péritonite, bien plus grave. C’est pourquoi le diagnostic doit être rapide.

Les signes qui doivent alerter

Le symptôme le plus typique est une douleur qui commence souvent autour du nombril avant de se fixer dans la fosse iliaque droite, c’est-à-dire en bas à droite du ventre. Cette douleur augmente progressivement, gêne la marche et les mouvements. Elle s’accompagne fréquemment d’une perte d’appétit, de nausées ou de vomissements, et d’une fièvre modérée. Chez l’enfant, la personne âgée ou la femme enceinte, les signes peuvent être trompeurs, ce qui rend l’avis médical d’autant plus important.

Devant une douleur abdominale intense ou qui persiste plusieurs heures, il ne faut pas prendre d’antidouleurs à l’aveugle ni attendre que « ça passe » : mieux vaut consulter un médecin ou se rendre aux urgences pour un examen.

Comment se pose le diagnostic ?

Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique du ventre, complété par une prise de sang et, le plus souvent, une imagerie (échographie ou scanner) qui confirme l’inflammation. Cette étape permet aussi d’écarter d’autres causes de douleur abdominale et d’adapter la prise en charge. Le recours à l’imagerie a rendu le diagnostic beaucoup plus fiable qu’autrefois.

Quel traitement ?

Le traitement de référence reste l’ablation chirurgicale de l’appendice, appelée appendicectomie. Elle est aujourd’hui réalisée dans la grande majorité des cas par cœlioscopie (chirurgie mini-invasive, par de petites incisions), ce qui limite les douleurs et accélère la récupération. L’intervention est souvent rapide et l’hospitalisation courte. Dans certaines formes non compliquées, un traitement médical peut parfois être discuté, mais c’est le chirurgien qui juge de la meilleure option.

Faut-il craindre l’opération ? L’appendicectomie est l’une des interventions les plus pratiquées et les mieux maîtrisées en chirurgie digestive. Réalisée le plus souvent par cœlioscopie, elle laisse de très petites cicatrices et permet une reprise rapide des activités, adaptée à l’âge et à l’état de chacun. Les suites sont généralement simples lorsque la prise en charge a été précoce, ce qui souligne, une fois encore, l’importance de ne pas laisser traîner une douleur suspecte. Après l’intervention, quelques précautions temporaires sont conseillées, et une consultation de contrôle permet de vérifier la bonne récupération.

Une douleur abdominale inhabituelle vous inquiète ? En cas de doute, contactez le cabinet ADN ou, en cas de douleur intense, rendez-vous aux urgences les plus proches.

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