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Cancer du côlon : les facteurs de risque à connaître

Getty_darmkanker_2025

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On ne choisit pas tous ses facteurs de risque, mais on peut agir sur certains. Comprendre ce qui favorise le cancer colorectal, c’est se donner les moyens de mieux se protéger et de se faire dépister au bon moment.

Ce sujet complète la prise en charge de la chirurgie du côlon et du rectum du cabinet ADN. Le point avec le Dr Perrine Goyer, en s’appuyant sur les données de l’Institut national du cancer.

Les facteurs sur lesquels on ne peut pas agir

Certains facteurs de risque ne dépendent pas de nous. L’âge d’abord : le risque augmente nettement après 50 ans, ce qui justifie le dépistage organisé. L’hérédité ensuite : avoir un parent proche touché par un cancer colorectal ou par des polypes augmente le risque. Enfin, certaines maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique) et de rares prédispositions génétiques nécessitent une surveillance renforcée et souvent plus précoce.

Les facteurs liés au mode de vie

D’autres facteurs sont, eux, modifiables. Le tabac et une consommation d’alcool élevée, une alimentation pauvre en fibres et riche en viandes transformées, le manque d’activité physique et le surpoids sont associés à un risque accru. Agir sur ces leviers ne supprime pas le risque, mais contribue à le réduire, tout en bénéficiant à la santé générale. Aucune privation extrême n’est nécessaire : ce sont des habitudes durables qui comptent.

Risque élevé : une surveillance adaptée

Lorsque le risque est jugé élevé (antécédents familiaux marqués, prédisposition, maladie inflammatoire), le suivi ne repose pas sur le simple test mais sur une coloscopie, réalisée plus tôt et répétée selon un rythme défini par le médecin. Cette personnalisation est essentielle : elle permet de détecter et de retirer d’éventuels polypes avant toute transformation.

Prévention et dépistage vont de pair

Faut-il se faire dépister plus tôt en cas d’antécédents ? Oui, c’est justement l’intérêt d’identifier ses facteurs de risque. Une personne avec des antécédents familiaux marqués ou une prédisposition connue ne relève pas du simple test à domicile, mais d’un suivi par coloscopie débuté plus tôt et répété plus fréquemment. À l’inverse, sans facteur particulier, le dépistage organisé à partir de 50 ans reste la bonne référence. Connaître son histoire familiale et en informer son médecin est donc une étape simple mais précieuse, qui permet d’adapter la surveillance à chacun. Aucun de ces facteurs, pris isolément, ne signifie que la maladie surviendra : ils modulent seulement un risque, que le dépistage et de bonnes habitudes contribuent à maîtriser tout au long de la vie.

La meilleure protection associe des habitudes de vie favorables et un dépistage régulier à partir de 50 ans, comme le recommande la Haute Autorité de Santé. Pour faire le point sur votre situation et vos antécédents, contactez le cabinet ADN ou votre médecin traitant.

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