Le cancer colorectal est l’un des plus fréquents, mais aussi l’un de ceux qui se guérissent le mieux lorsqu’il est détecté tôt. Un test simple, gratuit et réalisable chez soi, peut faire toute la différence.
Ce sujet est au cœur de la prise en charge de la chirurgie du côlon et du rectum au cabinet ADN. Le Dr Arnaud Saget rappelle l’importance du dépistage, message porté au niveau national par l’Institut national du cancer.
Un cancer souvent silencieux au début
Le cancer colorectal se développe le plus souvent à partir d’un polype, une petite lésion qui met de nombreuses années à évoluer. Pendant longtemps, il ne provoque aucun symptôme : ni douleur, ni saignement visible. C’est justement cette phase silencieuse qui rend le dépistage si précieux, car il permet d’agir avant l’apparition des signes, à un stade où les chances de guérison sont les plus élevées.
Un test simple, à faire chez soi
En France, un programme national de dépistage s’adresse aux femmes et aux hommes de 50 à 74 ans, sans symptôme ni antécédent particulier. Il repose sur un test immunologique qui recherche des traces de sang invisibles dans les selles. Le prélèvement se fait à la maison, en quelques minutes, puis s’envoie à un laboratoire. Ce test est renouvelé tous les deux ans, comme le rappelle Santé publique France.
Que se passe-t-il si le test est positif ?
Un test positif ne signifie pas qu’il y a un cancer : il indique simplement la présence de sang, qui peut avoir d’autres origines. Il conduit à réaliser une coloscopie, examen de référence qui explore l’intérieur du côlon. Son grand avantage est de permettre, dans le même temps, de retirer d’éventuels polypes avant qu’ils ne se transforment. La chirurgie n’intervient que pour les lésions les plus volumineuses ou déjà évoluées.
Qui doit être plus vigilant ?
Pourquoi ne pas attendre d’avoir des symptômes ? Parce qu’attendre, c’est risquer de découvrir la maladie à un stade plus avancé. Les symptômes éventuels — saignements, troubles récents et durables du transit, fatigue inexpliquée, amaigrissement — apparaissent souvent tardivement et ne doivent jamais être négligés, à tout âge. Le dépistage, lui, s’adresse justement aux personnes sans symptôme : c’est sa force. En quelques minutes tous les deux ans, il offre une chance réelle de prendre un temps d’avance sur la maladie. Se faire dépister, c’est aussi un geste simple pour se rassurer lorsque le résultat est négatif, ce qui est le cas le plus fréquent.
Certaines personnes présentent un risque plus élevé : antécédents familiaux de cancer colorectal ou de polypes, maladie inflammatoire chronique de l’intestin, prédisposition génétique. Pour elles, une surveillance spécifique, souvent plus précoce et par coloscopie, est recommandée. En cas de doute sur votre situation, parlez-en au cabinet ADN ou à votre médecin traitant.










