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Diverticulite : quand les diverticules du côlon s’infectent

Diverticulite

Diverticulite

Beaucoup de personnes vivent avec des diverticules du côlon sans le savoir. Parfois, l’une de ces petites poches s’enflamme : c’est la diverticulite, à ne pas confondre avec la diverticulose. Explications.

Ces pathologies relèvent de la chirurgie du côlon et du rectum du cabinet ADN. Le Dr Arnaud Saget fait le point sur une affection fréquente et souvent mal comprise.

Diverticulose et diverticulite : quelle différence ?

La diverticulose désigne la simple présence de diverticules : de petites hernies de la muqueuse qui font saillie à travers la paroi du côlon, le plus souvent sur sa partie gauche. Très fréquente et favorisée par l’âge, elle est le plus souvent totalement silencieuse. On parle de diverticulite lorsque l’un de ces diverticules s’infecte et s’enflamme. C’est cette complication, et non la diverticulose elle-même, qui provoque des symptômes.

Les signes d’une crise

La diverticulite se manifeste typiquement par une douleur du bas-ventre, souvent à gauche, associée à de la fièvre et parfois à des troubles du transit (constipation ou diarrhée). La douleur est persistante et peut s’accentuer. Face à ces signes, un avis médical est nécessaire : lui seul permet de confirmer le diagnostic et d’évaluer la sévérité, car une crise peut se compliquer (abcès, perforation).

Comment la confirmer et la traiter ?

Le diagnostic repose sur l’examen clinique, une prise de sang et surtout un scanner abdominal, qui précise l’étendue de l’inflammation. La plupart des crises non compliquées guérissent avec un traitement médical (repos digestif, parfois antibiotiques selon les cas) et une surveillance. La chirurgie est réservée aux formes compliquées ou aux crises répétées et invalidantes : elle consiste alors à retirer le segment de côlon concerné, souvent par voie mini-invasive.

Peut-on prévenir les récidives ?

Après une crise, une exploration du côlon est généralement conseillée à distance pour vérifier la muqueuse. Sur le plan des habitudes, une alimentation riche en fibres et une bonne hydratation sont classiquement recommandées pour favoriser un transit régulier, sans qu’aucun aliment ne soit strictement interdit. Votre chirurgien adapte ces conseils à votre situation.

Combien de personnes sont concernées ? La diverticulose devient très fréquente avec l’âge : une large part des seniors en présente, sans jamais développer de complication. Seule une minorité connaîtra un épisode de diverticulite. Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter de la simple présence de diverticules découverts, par exemple, lors d’une coloscopie. En revanche, après une première crise, le risque de récidive existe : le suivi vise à repérer les situations qui justifieraient, à froid et de manière programmée, une intervention. Cette approche mesurée évite à la fois l’excès de chirurgie et le risque de laisser évoluer des formes réellement compliquées. Diverticulose et diverticulite ne doivent donc pas être confondues : la première rassure, la seconde se soigne.

Des douleurs répétées du bas-ventre ? Consultez le cabinet ADN pour un bilan adapté.

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