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Polypes du côlon : dangereux ou pas ?

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« J’ai un polype au côlon, est-ce grave ? » C’est l’une des questions les plus fréquentes en consultation de chirurgie digestive. La bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, un polype n’est pas un cancer. Encore faut-il comprendre ce qu’il est, pourquoi on le retire, et ce qu’il révèle de la santé du côlon.

Ce sujet s’inscrit dans la prise en charge de la chirurgie du côlon et du rectum assurée au cabinet ADN, et plus largement dans notre activité de chirurgie viscérale et digestive

Un polype, qu’est-ce que c’est exactement ?

Un polype est une petite excroissance qui se développe sur la muqueuse tapissant l’intérieur du côlon ou du rectum. Il grandit le plus souvent en silence : ni douleur, ni saignement visible, ni trouble du transit. C’est justement cette discrétion qui le rend piégeux, et qui explique pourquoi on le recherche activement plutôt que d’attendre des symptômes. La plupart des polypes sont d’ailleurs découverts par hasard, lors d’une coloscopie réalisée dans le cadre d’un dépistage ou du bilan des tumeurs du côlon et du rectum.

Tous les polypes ne se valent pas

Il existe plusieurs familles de polypes, et leur potentiel d’évolution est très différent. Certains, dits hyperplasiques, restent bénins et ne se transforment quasiment jamais. D’autres, les polypes adénomateux, peuvent au fil des années évoluer vers un cancer colorectal. Cette transformation est lente — souvent dix ans, voire davantage — ce qui laisse une large fenêtre pour intervenir. Retirer un polype adénomateux revient donc à interrompre une histoire naturelle avant qu’elle ne pose problème.

Selon l’Institut national du cancer, la très grande majorité des cancers colorectaux naissent précisément à partir de ce type de lésion. C’est tout l’intérêt de les repérer tôt : on agit sur une lésion encore bénigne, et non sur un cancer déclaré.

Pourquoi le dépistage change tout

Parce qu’un polype est silencieux, seule une exploration du côlon permet de le détecter. En France, un programme national de dépistage du cancer colorectal est proposé aux personnes de 50 à 74 ans à l’aide d’un test simple à faire chez soi ; un résultat positif conduit à une coloscopie. Cet examen a un double avantage : il permet de voir les polypes et, le plus souvent, de les retirer dans le même temps.

La chirurgie n’intervient que dans des cas particuliers : polype trop volumineux, difficile d’accès, ou déjà transformé. Le cabinet ADN privilégie alors des techniques mini-invasives, dont la chirurgie robotique, afin de limiter les suites opératoires et de préserver au maximum le côlon.

Doit-on s’inquiéter quand on découvre un polype ?

Dans l’immense majorité des situations, non. Un polype retiré puis analysé est un polype maîtrisé. Le rythme de surveillance ultérieur dépend du nombre, de la taille et du type de lésions retrouvées : votre chirurgien vous l’indiquera. L’essentiel est de ne pas repousser les explorations recommandées, en particulier en présence d’antécédents familiaux de cancer colorectal ou de polypes.

Une question, un doute, un antécédent familial ? Prenez rendez-vous avec le cabinet ADN — 16 rue Alphonse de Neuville, Paris 17e.

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