Chimiothérapie, immunothérapie : ces deux mots reviennent souvent quand on parle de cancer, et sont fréquemment confondus. Pourtant, ils désignent deux façons très différentes de combattre la maladie. Explications simples.
Ce sujet accompagne la prise en charge en cancérologie digestive du cabinet ADN, aux côtés de la chirurgie du côlon et du rectum. Le point avec le Dr Arnaud Saget, en lien avec les repères de l’Institut national du cancer.
La chimiothérapie : cibler les cellules qui se divisent
La chimiothérapie utilise des médicaments qui s’attaquent aux cellules qui se multiplient rapidement, ce qui est le cas des cellules cancéreuses. C’est un traitement éprouvé, employé depuis longtemps, qui agit sur l’ensemble de l’organisme. Comme certaines cellules saines se renouvellent aussi vite, cela explique une partie de ses effets indésirables. La chimiothérapie peut être proposée avant ou après une chirurgie, ou dans d’autres situations, selon la stratégie définie.
L’immunothérapie : réveiller les défenses du corps
L’immunothérapie repose sur un principe différent : plutôt que de détruire directement les cellules tumorales, elle aide le système immunitaire du patient à les reconnaître et à les combattre. C’est une approche plus récente, qui a transformé la prise en charge de certains cancers. Elle n’est toutefois pas adaptée à toutes les situations : son intérêt dépend des caractéristiques précises de la tumeur, déterminées par des analyses spécifiques.
Les deux traitements ne s’opposent pas et peuvent, dans certains cas, être complémentaires.
Comment choisit-on ?
Le choix d’un traitement, ou d’une association, dépend du type de cancer, de son stade, des analyses de la tumeur et de l’état général de la personne. Cette décision est prise collectivement, en réunion de concertation pluridisciplinaire, puis discutée avec le patient. Le chirurgien s’inscrit dans cette équipe élargie : son rôle se coordonne avec celui de l’oncologue et des autres spécialistes.
Un parcours coordonné
Ces traitements font-ils forcément perdre les cheveux ou beaucoup fatiguer ? C’est une crainte fréquente, mais les effets indésirables varient énormément d’un traitement à l’autre et d’une personne à l’autre. Certains effets souvent associés à la chimiothérapie ne concernent pas toutes les molécules, et l’immunothérapie entraîne des effets d’une autre nature, liés à la stimulation des défenses. Dans tous les cas, ces traitements sont aujourd’hui mieux tolérés qu’autrefois, et des solutions existent pour prévenir ou atténuer la plupart des désagréments. L’équipe soignante informe en détail de ce à quoi s’attendre selon le protocole choisi, et adapte la prise en charge au fil du temps. La chirurgie, la chimiothérapie et l’immunothérapie ne s’opposent pas : elles s’inscrivent dans une stratégie d’ensemble, pensée pour chaque patient. C’est cette coordination entre spécialistes qui fait la force d’une prise en charge moderne du cancer.
Comprendre ces différences aide à mieux vivre son parcours et à poser les bonnes questions. Chaque situation étant unique, les explications personnalisées de l’équipe restent essentielles. Pour toute question, contactez le cabinet ADN.










