« Il suffirait de manger moins et de bouger plus. » Peu de phrases sont aussi répandues… et aussi injustes. L’obésité n’est pas un défaut de caractère : c’est une maladie chronique, complexe et multifactorielle. Comprendre cela change tout, à commencer par le regard que l’on porte sur soi.
Ce message est au cœur de l’approche de la chirurgie de l’obésité du cabinet ADN et de son parcours bariatrique. Le point avec le Dr Matthieu Girodet.
Une maladie reconnue, aux causes multiples
L’obésité est officiellement reconnue comme une maladie chronique par les autorités de santé, dont la Haute Autorité de Santé. Elle résulte de l’interaction de nombreux facteurs : génétiques, hormonaux, métaboliques, mais aussi psychologiques, environnementaux et sociaux. Le sommeil, le stress, certains traitements, les antécédents familiaux ou le parcours de vie jouent tous un rôle. Réduire l’obésité à un simple manque de volonté, c’est ignorer toute cette mécanique.
Pourquoi la volonté ne suffit pas
Le corps humain défend activement son poids. Après une perte de poids, l’organisme met en place des mécanismes de compensation — hormones de la faim, ralentissement des dépenses — qui poussent à reprendre les kilos perdus. C’est ce qui explique l’échec fréquent des régimes répétés, et l’effet « yo-yo » vécu par tant de personnes. Ce n’est pas une question de motivation : c’est de la biologie. C’est aussi pour cela que la prise en charge doit s’inscrire dans la durée, et non dans la privation ponctuelle.
Les idées reçues ont pourtant la vie dure : on entend encore que l’obésité ne serait qu’un excès alimentaire, ou qu’il suffirait de « se prendre en main ». Ces raccourcis alimentent la culpabilité et retardent bien souvent la démarche de soin — alors même que plus la prise en charge est précoce, plus elle a de chances d’être efficace et durable.
Une prise en charge globale, pas une solution unique
Parce que les causes sont multiples, la réponse l’est aussi. Le cabinet ADN s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire — médecin, diététicien, psychologue, activité physique adaptée — pour construire un accompagnement sur mesure. Plusieurs voies existent selon les situations : un traitement non chirurgical et une prise en charge médicale, incluant notamment les analogues du GLP-1, ou la chirurgie bariatrique lorsque les critères définis par la HAS sont réunis.
Aucune de ces options n’est un raccourci ou une baguette magique : chacune est un outil, choisi avec le patient, au sein d’un suivi au long cours. L’objectif n’est pas seulement de perdre du poids, mais d’améliorer durablement la santé et la qualité de vie.
Se faire accompagner, sans culpabilité
Le premier pas est souvent le plus difficile, précisément à cause du poids du jugement. Pourtant, demander de l’aide pour une maladie chronique est aussi légitime que pour n’importe quelle autre. Si vous vous interrogez sur votre situation, vous pouvez prendre rendez-vous avec le cabinet ADN pour un premier échange, sans engagement.










